Portrait

« Arc-en-ciel de Vie » C’est ainsi que Benoîte a décidé initialement de nommer son activité d’énergéticienne. Et quand on discute avec elle, on comprend aisément pourquoi ce nom est le plus juste qu’elle ait pu trouver. D’abord parce que rencontrer Benoîte, c’est en prendre plein les mirettes de couleurs, de gaieté et de bienveillance. Les cheveux roses lorsque nous nous sommes vues – ils ont changé moult fois de coloris – la robe turquoise ou vert émeraude, les yeux pétillants et le sourire large, tout chez elle respire la joie de vivre et la sérénité. Ensuite, parce que sa vie à elle a été un faisceau de différents chemins, d’expériences, de rencontres qui la portaient tantôt vers le noir total tantôt vers la lumière la plus blanche. Elle a choisi de rester au milieu, là où les couleurs chatoient et éclaboussent de bonheur et de joie. Enfin parce qu’aujourd’hui elle met au service des autres tout le nuancier de ses dons pour leur permettre d’aller mieux, d’aller bien, d’être heureux.

Des dons qui se sont révélés à elle assez tardivement. Bien sûr, elle était ouverte et sensible à ce monde-là auquel elle faisait régulièrement appel pour son bien-être et celui de ses proches. « J’ai toujours été ouverte aux énergies, à l’invisible, à une autre force. » Mais rien ne pouvait lui laisser penser que c’était en elle. Il faut dire que la vie de Benoîte a longtemps été compliquée. Un traumatisme effroyable à l’âge de sept ans qu’elle tait et que son cerveau barricade pendant plusieurs décennies ; une enfance soudain perturbée; un besoin d’amour irrépressible et mauvais conseiller ; un enfant qui naît avec une maladie rare nécessitant une greffe de foie ; un corps épuisé qui exprime par son dos et ses chevilles – les piliers même de l’être – tout le mal-être qu’elle (trans)porte. Pendant tout ce temps, Benoîte reste une personne souriante, gentille, à l’écoute de l’autre, même si parfois c’est maladroitement.

Et puis un jour, alors que tous ces événements sont enfin derrière elle, qu’elle a pu redonner naissance à son fils, Axel, en lui faisant don d’un morceau de son foie, son autre chemin commence. Une amie énergéticienne, jusque là très efficace, ne réussit pas à soulager Benoîte qui comprend qu’il se passe quelque chose d’important en elle : « Mon corps m’a dit ‘Tu peux t’occuper de moi. Fais-le. » » Alors elle le fait. Et elle découvre que ce monde auquel l’avait initiée Serge, le fils d’une voisine, magnétiseur, quelques années auparavant lui ouvre aussi ces portes. « Il me parlait de son expérience, m’éclairait sur l’histoire des âmes. J’aimais provoquer les discussions sur ce sujet, mais je ne savais pas du tout que j’avais le don moi aussi. »

Petit à petit, formation après formation, au fil des rencontres comme celle de sa mentor, Claire, Benoîte – devenue énergéticienne à son tour – voit son don grandir en même temps que sa confiance en elle. L’ultime confirmation se fera lors d’une séance de travail improvisée sur une amie à elle en proie à une forte crise d’allergie. « J’ai senti que je devais lâcher mon pendule, qu’il fallait que j’intervienne avec mes mains directement. Et tout à coup, un souffle en est sorti. Il était si fort que ma jupe a été soulevée ! Pendant tout le soin, cette colonne de souffle est restée. Je n’ai pas eu peur, j’étais même plutôt heureuse. Mais j’ai pris conscience de l’ampleur du pouvoir de mon don et je me suis demandée si je le méritais. » Le retour de ses patients et le soutien indéfectible de son mari et de leur fils participe à la rassurer : non seulement elle le mérite, mais en plus elle lui donne ses lettres de noblesse par sa bienveillance et son altruisme.

La quarantaine est arrivée pour Benoîte et l’a trouvée sereine, apaisée, complète. Celle qui se définit désormais comme douce, en phase avec elle-même, avec un sentiment de plénitude explique qu’elle était hier une femme brusque et impulsive et qu’elle n’a pas décidé de travailler sur son bonheur, mais que c’est bel et bien la rencontre, la reconnaissance et le travail de ses dons qui l’ont menée à être celle qu’elle est aujourd’hui : une porteuse d’arc-en-ciel qui éclaire le monde de la lumière de sa Lanterne sacrée.

Texte écrit par écrit par Marie-Anne Mormina

http://www.jemedisais.fr/blog/devenir-celle-quon-est-benoite